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  • Le jargon du vin: petit lexique de dégustation

    Vendredi, novembre 28th, 2014By Pauline HascoetApprendre le vin, Comment déguster3 Comments

     

    PETIT LEXIQUE DE DEGUSTATION

    Les termes désuets

    chapeau sur l’oreille: un vin porte son chapeau sur l’oreille lorsqu’il a trop vieilli
    cuisse: un vin a de la cuisse lorsqu’il est consistant mais qu’il reste nerveux (il garde sa fraicheur et son acidité)

    Jésus en culotte de velours: un

    vin particulièrement velouté, soyeux, rond en bouche

     

    Les termes techniques

    caudalie: une fois avalé ou recraché, le goût du vin reste en bouche. Cela se mesure en caudalies: 1 caudalie=1 seconde de goût resté en bouche

    tan(n)in: ils sont présents dans la peau et les pépins du raisin, ainsi que dans le bois des fûts. Ils protègent le vin des parasites, et ont leur effet sur la couleur et sur le goût du vin (ils communiquent notamment de l’amertume). On les trouve surtout dans les vins rouges; ce sont eux qui assèchent la bouche et donnen

    t un aspect rugueux au vin.

    En termes de sensations…

     

    capiteux: un vin fortement alcoolisé, qui porte vite à la tête

    diesel: un vin aux arômes de pétrole

    gouleyant: un vin souple et agréable à boire

    Pour toutes les manières de décrire un vin, n’oubliez pas de consulter les fiches de dégustations sur le site du Château L’Oisel:

    Pour le vin blanc: http://www.chateauloisel.com/etude/fiche-degustation/FicheBlanc4.pdf

    Pour le vin rouge: http://www.chateauloisel.com/etude/fiche-degustation/FicheRouge4.pdf

     

     

     

     

     

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  • Le champagne: dégustation

    Mercredi, novembre 12th, 2014By Pauline HascoetApprendre le vin, champagne, Comment déguster3 Comments

    Coupe ou flûte ?

    Selon la légende, la coupe, très populaire à la fin du 18e siècle, aurait été moulée sur le sein gauche de Madame de Pompadour, maitresse de Louis XV… Cela n’empêche que la coupe soit plutôt mal vue pas les oenologues. Les bulles s’en échappent trop rapidement, on ne peut pas faire tourner le vin dans le verre sans tout renverser, les arômes se diffusent avant d’arriver au nez…

    La flûte, elle, permet de bien voir les bulles et leur trajectoire; la forme étroite du verre fait que les arômes sont concentrés, le nez du vin est donc plus prononcé. Il est en outre difficile de renverser le contenu d’une flûte !

    Un troisième type de verre serait, néanmoins, encore mieux adapté à la dégustation: la tulipe. Avec son léger élargissement vers le haut du verre, puis resserrée à la bouche, la tulipe permet d’aérer le vin et de le faire tourner, tout en dirigeant les arômes vers le nez.

    Selon le sommelier Manos Angelakis, pour goûter un grand Champagne, la meilleure chose à faire est d’en verser un peu dans un verre Bourgogne Grand Cru; vous pourrez ainsi en apprécier toute la saveur et toute l’élégance.

     

    Comment reconnaître un bon Champagne, adapté à votre goût?

    La force du Champagne dépend des cépages utilisés; préférez un Chardonnay si vous cherchez de la finesse, un Pinot Meunier pour un vin plus fruité, et un Pinot Noir pour plus de puissance.

    Les bulles peuvent être gages de qualité (bien qu’elles dépendent aussi de la propreté du verre). Un long filet de bulles est un bon signe; plus les bulles sont fines, plus le champagne est âgé. Il y a environ 2 millions de bulles par verre de champagne!

    Une autre indication quand à l’âge du vin est la taille de la partie inférieure du bouchon, qui rétrécit avec le temps.

    Au nez, vérifiez qu’aucune odeur ne vous incommode, comme par exemple une odeur d’alcool trop agressive.

     

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  • Comment déguster un vin (3) : L’examen gustatif

    Jeudi, juillet 17th, 2014By adminComment déguster3 Comments

    Etape 4 : L’examen gustatif

    Si l’examen olfactif est assez personnel car il fait appel à votre propre expérience, l’examen gustatif l’est beaucoup moins.
    Les zones sensibles la langueEn effet, les différentes parties de votre langue (voir schéma) vont vous apporter des sensations complémentaires bien précises : le sucré, le salé, l’acidité et l’amertume.
    Les tanins seront quant à eux décelés principalement par vos gencives.
    La sensibilité de ces zones buccales variant entre chaque individu, il est important de bien faire tourner le vin en bouche.

    Tout comme le premier nez, observez votre première sensation. Est elle décevante ou franche et intense ?
    Par la suite déterminer si le vin est plutôt acide ou moelleux. L’acidité fait saliver la bouche et rend les vins vifs et rafraichissant.

    Pour les vins rouges, déterminer l’importance des tanins.
    Les tanins sont apportés par la rafle et la peau du raisin lors de la macération, c’est pourquoi il sont peu présent dans les vins blancs et les vins rosés. Les cépages à peau épaisse comme le Cabernet Sauvignon ou la Syrah, ont un niveau de tanin beaucoup plus élevé. Ce sont eux qui apporte la charpente du vin. Chez les vins jeunes les tanins traduisent un côté astringeant, c’est-à-dire une sensation de sécheresse en bouche mais en vieillissant, les tanins se fondent avec le vin contribuant énormément au corps du vin.
    L’intensité des tanins déterminera aussi le potentiel de garde du vin.

    Le vin toujours en bouche, inspirez un filet d’air pour réactiver les arômes. Votre palais communiquant directement avec vos glandes olfactives situées dans votre nez, les sensations seront encore plus intenses.


    La dégustation est terminée, vous êtes maintenant en mesure de juger la qualité d’un vin et d’exposer les raisons qui font que vous l’appréciez ou non. Avant tout jugement définitif, distinguez bien vos goûts personnels et la qualité du vin (ce n’est pas parce que vous n’aimez pas les vins acides que celui que vous venez de déguster est mauvais).
    Si le vin n’a pas de défaut, quelques critères permettent de faire la différence entre un vin médiocre, un bon vin et un grand cru :

    L’équilibre : trop de fruits et de sucres peuvent être écoeurants. À l’inverse, une acidité et des tanins en excès rendent le vin désagréable et austère. Il faut donc que ces quatre paramètres soient en parfaite harmonie.

    La longueur : Une fois avalé, ou recraché, le vin peut laisser des arômes persistants en bouche. C’est ce que l’on appelle la longueur. Elle s’exprime en caudalie (une caudalie = une seconde). Attention, la longueur ne doit pas prendre en compte l’acidité, l’amertume, ou le sucré mais uniquement les arômes.
    On commence a parler de vin de qualité lorsque sa longueur en bouche atteint entre 8 et 10 caudalies. Les plus grands vins peuvent atteindre jusqu’à 20 caudalies, je vous laisse imaginer.

    La complexité : Les vins ayant une ou deux saveurs simples peuvent devenir vite ennuyeux. Un vin de qualité aura de multiples nuances aromatiques.

    L’expression : Un vin de moindre qualité donne l’impression qu’il peut provenir de n’importe où et avoir été élaboré à partir de n’importe quel cépage. Un grand vin saura exprimer la qualité du cépage utilisé ou de sa région de production.

    Vous avez maintenant tous les éléments qui vous permettront d’exprimer toutes les sensations procurées par les vins que vous dégusterez. Exercez vous régulièrement et faîtes travailler vos sens, car seul un entrainement régulier vous permettra de progresser.

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  • Comment déguster un vin (2) - L’odorat : premier et deuxième nez

    Mercredi, juillet 16th, 2014By adminComment déguster3 Comments

    2&3ème étape pour devenir un as de la dégustation!

    Etape 2 : Le premier nez

    Allez y, n’ayez pas peur, plongez votre nez dans le verre et inspirez.
    A ce stade déterminez quelle est votre première impression. Est elle franche ou “douteuse” ? Si vous arrivez déjà à déterminer certains arômes on dira que le vin est ouvert ou dans le cas contraire on le dira fermé.
    Ne chercher pas forcément à identifier immédiatement des arômes précis mais plutôt une tendance (cf. tableau des arômes)

    Familles : floral,fruits verts/rouges/agrumes, agrumes, épice, végétal, minéra

    Etape 3 : Le second nez

    Faîtes tourner le vin dans votre verre ceci afin de le mettre en contact avec l’air et à libérer les arômes qu’il renferme.
    Si vous constatez une intensité aromatique beaucoup plus importante peut être faudra-t-il envisager de carafer. Dans le cas contraire, ne le carafez surtout pas ; le vin est arrivé à maturité et trop l’oxygéner ne ferait que le dégrader.

    Poursuivez votre analyse sensorielle, si vous aviez déjà identifier une famille d’arômes lors du premier nez, essayer de déterminer des arômes plus précisément.
    Voici un tableau récapitulant les arômes les plus courants que vous êtes susceptible de rencontrer dans le vin.

     

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  • Comment déguster un vin (1) - L’oeil

    Vendredi, juin 27th, 2014By adminComment déguster3 Comments

    Pour apprécier un vin, il faut savoir le déguster … Voici quelques bases!

    Décrire un vin n’est pas une chose évidente, c’est un peu comme si on demandait de décrire l’arôme du chocolat à quelqu’un qui n’y a jamais gouté.
    Une dégustation est assez personnelle car elle fait appelle à votre propre expérience. En schématisant ce n’est pas parce que votre voisin de table trouve qu’un vin a un gout de cerise que vous serez d’accord avec lui.

    Connaître les fondamentaux d’une dégustation doit, avant tout, vous permettre de savoir exprimer les raisons qui font que vous aimez un vin ou non. Avec une pratique régulière vous affinerez vos sens et votre vocabulaire qui vous permettront d’exceller dans cet exercice. Mais avant d’en arriver là, voici les bases pour mener convenablement une bonne dégustation. Les mots de vocabulaire importants seront mis en évidence :

    • Réunir les bonnes conditions
    • Étape 1 : L’examen visuel
    • Étape 2 : Le premier nez
    • Etape 3 : Le second nez
    • Etape 4 : L’examen gustatif

    Avant tout : Réunir les bonnes conditions

    Cela peut paraître idiot de le rappeler, mais une dégustation fait appel à vos sens et nous ne sommes pas tous égaux face à cela. Certaine personne ont des prédispositions sensorielles ou ont déjà vécu des expériences sensorielles par le passé (ex : un parfumeur) qui vont influencer leurs impressions différemment des vôtres.

    Pour apprécier correctement un vin vous aurez besoin de vos yeux, de votre langue et de votre nez. Autrement dit si vous avez un rhume vous pouvez d’ores et déjà ranger votre bouteille. C’est pour ces même raisons que vous ne devez pas avoir mangé des aliments forts en goût (ail) ou bu du café avant votre dégustation. Le moment idéal se situe avant un repas car c’est à cet instant que vos sens sont plus en éveil.

    Le verre à degustation

    Installez vous dans un endroit éclairé, sans présence d’odeur et à température raisonnable.

    Concernant les verres, privilégiez ceux en forme de tulipe, ils ont la particularité d’offrir au vin une bonne surface de contact avec l’air qui va développer les arômes et les emprisonner grâce à sa partie haute plus réduite.
    Lorsque vos verres sont rangés dans un placard ou dans un carton, des odeurs résiduelles peuvent les avoir imprégnés. Dans ce cas, avinez (verser un peu de vin et rincer) vos verres et votre carafe.
    Remplissez votre verre, jusqu’à sa partie la plus évasée afin de favoriser au maximum le contact avec l’air.
    Enfin tenez toujours votre verre par son pied afin d’éviter que votre main ne réchauffe le contenu.

    Maintenant que toutes les conditions sont réunies entrons dans le vif du sujet.

    Etape 1 : L’examen visuel

    Inclinez le verre au-dessus d’une surface blanche et observer dans un premier temps sa limpidité. La présence de particules vous indiquera le degré de filtration que le vinificateur a exercé.
    Limpidité : limpide ou trouble

    Regardez ensuite le liquide en bordure du verre. Un aspect brillant révélera une certaine acidité qui apportera de la vivacité en bouche.
    cristallin, brillant, éclatant ou au contraire mat, terne, éteint

    Passons à l’examen de la robe (la couleur) et de son intensité.
    Elle peut être : pâle, moyenne, intense

    Il faut savoir que la robe évolue avec le temps.
    Pour les rouges, la robe d’un vin jeune sera plutôt violacée alors que celle d’un vin très âgé aura des tons brique.
    Robe des vins rouge : violet, rubis, grenat, brun

    Prochaine étape : l’examen olfactif… A la semaine prochaine!

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